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SIMONE ET ANDRÉ SCHWARZ-BART : LA PAROLE RETROUVÉE

SIMONE ET ANDRÉ SCHWARZ-BART : LA PAROLE RETROUVÉE

Projection

vendredi 19 mai 2017
17h
Bibliothèque de l'Alcazar Espace :  Salle de conférence Public :  Tout public  Proposé par :  le département Langues et Littératures Par :  Frank Cassenti et Simone Schwarz-Bart 

Projection de JACQUES SCHWARZ-BART, LA VOIX DES ANCÊTRES, un documentaire de Frank Cassenti, en présence du réalisateur et de Simone Schwarz-Bart.

Suivi d' une rencontre signature avec Simone Schwarz-Bart à l’occasion de la parution du roman Adieu Bogota de Simone et André Schwarz-Bart (Seuil, 2017)

 Documentaire : JACQUES SCHWARZ-BART, LA VOIX DES ANCÊTRESFrank Cassenti (France, 2016, 52 min), avec Jacques, Simone et André Schwarz-Bart. Musiques de Jacques Schwarz-Bart & Omar Sosa

Jacques est un musicien de jazz guadeloupéen qui vit à New York. Sa musique est imprégnée des cultures vaudoo et du jazz. Il est le fils d’André Schwarz-Bart. Ce dernier, d'origine polonaise, perd ses parents à quatorze ans, assassinés à Auschwitz. Il sauve quelques membres de sa famille et deviendra un des plus jeunes résistants juifs de France auteur, entre autres, du célèbre roman Le dernier des Justes, succès mondial et prix Goncourt (Seuil, 1959). Le film de Frank Cassenti nous fait voyager aux Antilles, aux États-Unis et en France, où le fils revient sur la pensée de son père, mort en 2006 et nous fait partager l’histoire de sa famille. C'est à travers le regard de Jacques et les souvenirs de sa mère, Simone Schwarz-Bart, grande écrivaine antillaise, que la voix d'André se fait entendre et nous traverse, grâce aux cassettes retrouvées enregistrées avec la voix de son père.

La voix émouvante du père décédé il y a dix ans, qui dicte ses pensées, nous embarque en Guadeloupe, à New York et à Paris pour un voyage initiatique où il est question de notre temps.Un voyage dans le temps et la mémoire, de Paris à New-York et aux Antilles, qui nous fait ressentir à quel point le métissage est ce qui fait la richesse de l'homme, à quel point La Voix des Ancêtres nous montre le chemin. Jacques va nous révéler une histoire familiale hors du commun, imprégnée des tragédies de la déportation africaine et juive.

 "Le film que je rêvais de faire." Frank Cassenti

 

Simone Schwarz-Bart : "La présence de l’invisible,c’est un film polyphonique. Se mêlent tant de couleurs, de thèmes, d’impressions. Tant de silences qui hurlent, vous saisissent, vous meurtrissent, vous élèvent… Rien de frontal, la vision se manifestée en biais, avec cette voix venue d’ailleurs, et ce dialogue père/fils, qui se poursuit hors temps, hors mots, juste sur des notes… Oui, le souvenir est un acte d’amour… il est le témoin de cette voix cosmique qui tombe des étoiles, rassemble les fils multiples du vivant, et saute par dessus toutes les frontières, les murs de toutes les prisons collectives dans le temps et dans l’espace. Bravo Frank Cassenti, le miracle croit en vous: car ici la voix révèle le plus naturellement la présence de l’invisible. » 

 

Frank Cassenti cinéaste aux talents multiples, récompensé de grands prix internationaux dont le prix Jean Vigo pour L’Affiche Rouge (1976).

Homme de théâtre il crée Novecento d’après le texte d’Alessandro Barrico avec Jean-François Balmer. Musicien, il est aussi réalisateur de films musicaux, dont Je suis jazz c’est ma vie , Lettre à Michel Pétrucciani, Miles au Zénith...

  • Suivi d'une rencontre signature avec SIMONE SCHWARZ-BART, à l’occasion de la parution du roman Adieu Bogota de Simone et André Schwarz-Bart (Seuil, 2017)

Paris, années 50. Marie travaille en France dans une maison de retraite. D’origine antillaise, elle s’est liée d’amitié avec Jeanne, une dame âgée dont elle s’occupe avec douceur et humanité et qui lui raconte sa vie. Avant de mourir, sa vieille amie l’incite à écrire sa propre histoire.

Fidèle à sa promesse, Marie entreprend alors le récit de son existence. Et le roman s’ouvre sur le grand large. Née à l’aube du XXe siècle, la jeune Mariotte quitte la Martinique après l’éruption de la montagne Pelée qui a détruit la ville de Saint-Pierre, en 1902. Son errance la conduit d’abord en Guyane, où elle s’éprend, dans des conditions rocambolesques, d’un ancien bagnard reconverti dans l’orpaillage et sur le point de quitter le pays. Il entraînera Mariotte avec lui, à New York, puis en Colombie, jusqu’à Bogotá, où il l’abandonnera. Livrée à elle-même, la jeune femme puisera dans sa vitalité faite de colère, de courage et de joie de vivre pour dire adieu à Bogota, se tourner vers un autre homme, et un autre continent.

Rappelant l’œuvre et les personnages de García Márquez, ce personnage qui arpente le monde et le temps ressemble aussi à André Schwarz-Bart : mêlé au monde et toujours en décalage, présent et en même temps ailleurs, étranger.

Simone Schwarz-Bart a publié, seule ou avec son mari André, des romans et du théâtre. Depuis la disparition d’André Schwarz-Bart, en 2006, elle a repris et achevé le cycle des romans antillais commencé à quatre mains avec Un plat de porc aux bananes vertes (Seuil, 1964) : L’Ancêtre en Solitude (Seuil, 2015) et aujourd’hui Adieu Bogota.

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